La pièce a quelque chose de fragile, mais la douceur du jeu de Nancy Nkusi mêlée à la fureur endolorie de Fabrice Murgia, tout cela rehaussé par l'écriture lumineuse de Laurent Gaudé, lui donne en réalité une force insoupçonnée qui s'étire jusqu'à faire sortir les personnages des espaces où ils sont assignés.
Étiquette : alchimie du verbe
Œdipus by Robert Icke / ITA Ensemble at King’s Theatre, Edinburgh International Festival 2019.
The rewriting of the myth banalizes the characters but emphazises the emotional power of the events : be present at a drama in the life of someone who looks like us seems to be more stronger than look at tragic heroes who would cross the sames dramas. The humanization of the characters heightens our empathy, and it's simply powerful !
Le Quai de Ouistreham dans une mise en scène de Louise Vignaud d’après Florence Aubenas
Dans le corps explosif de Magali Bonat font irruption de multiples femmes, toutes semblables, universelles, qu’elle fait vivre en quelques postures. Sa voix porte les mots de Florence Aubenas, poétiques, bruts, condensés de formules marquantes. D’un détail, elle fait jaillir une humanité toute entière, au détour d’une phrase ou d’un geste.
De Terre de Honte Et De Pardon de David Léon : Regard sur le livre
En réalité, la seule chose que l'on puisse faire lorsqu'on cherche à trouver un sens à l'écriture, c'est de se laisser prendre par le dispositif de voix qu'elle engendre, la voix d'une tradition biblique et ses multiples ramages dans la littérature et l'imaginaire collectif à laquelle se muerait une voix sans réel ancrage, errant au gré des souvenirs, reflétant la douleur et la violence comme un fanal au murmure aiguë déploierait son plus imperceptible crépitement du plus profond de la nuit...
D comme Deleuze par la compagnie La Traversée dans une mise en scène de Cédric Orain
La création repose sur un véritable projet scénique et ne se contente pas de superposer les textes. Il se dégage du spectacle quelque chose d'insensé mais au fond d’insaisissable qui est que réfléchir est en soi un acte artistique parce qu'on refuse de renoncer et qu'on fait de notre lucidité, une arme pour interroger le monde...
Illusions d’Ivan Viripaev, mise en scène Olivier Maurin
Ce spectacle est une réflexion douce et sensible autant qu’existentielle : du théâtre nécessaire et sans prétention, qui correspond à l'idéal poursuivi par son auteur, Viripaev : "écrire un théâtre qui fait du bien, qui ne rajoute pas de mal ou de lourdeur à ce monde, au contraire."
