Critique de livre

Relire C’était mieux avant d’Emmanuel Darley.

Il est des pièces qui peuplent nos bibliothèques et sur lesquelles on retombe plus tard, les a-t-on seulement lues et se souvient-on de quand on les a achetées ? En tout cas, cette pièce se révèle tout à coup à nous par son évidence et sa littéralité : elle nous accable de sa lucidité. C'est parfois un spectacle secret et puissant qui s'immisce en nous et qui nous oblige à écrire nos impressions et nos sensations pour raconter notre expérience de lecture.

Chili, Critique de spectacle, Sens Interdits 2021

FEROZ de Danilo Llanos – Teatro La Peste dans le cadre du Festival Sens Interdits 2021

Aussi chacun a quelque chose à se reprocher – car les violences ne viennent pas seulement des encadrants – mais là n'est pas la question : pourquoi politiquement, quand on essaie d'agir, le plus dur est qu'on se heurte à l'inaction, tout comme ces enfants qui parlent dans le vide, qui sont punis pour s'être révoltés ? La pièce ne soulève pas spécifiquement le problème de l'impunité des crimes mais surtout la difficulté d'agir pour opérer un changement. Car qui peut, qui doit, qui réussit à agir ?

Festival d'Avignon IN

Liebestod d’Angelica Liddell

Elle nous parle, elle titube d'ivresse et de désir, sa voix s'adonne à la mélancolie et à la fureur ; elle parle à tout ce qui en nous est sans cesse retenu, taiseux, médiocre : elle nous apprend l'humilité et la terreur.

Festival d'Avignon IN

La dernière nuit du monde de Laurent Gaudé dans une mise en scène de Fabrice Murgia

La pièce a quelque chose de fragile, mais la douceur du jeu de Nancy Nkusi mêlée à la fureur endolorie de Fabrice Murgia, tout cela rehaussé par l'écriture lumineuse de Laurent Gaudé, lui donne en réalité une force insoupçonnée qui s'étire jusqu'à faire sortir les personnages des espaces où ils sont assignés.

Critique de spectacle, Edinburgh International Festival EIF 2019, Festival d'Edinburgh 2019

Œdipus by Robert Icke / ITA Ensemble at King’s Theatre, Edinburgh International Festival 2019.

The rewriting of the myth banalizes the characters but emphazises the emotional power of the events : be present at a drama in the life of someone who looks like us seems to be more stronger than look at tragic heroes who would cross the sames dramas. The humanization of the characters heightens our empathy, and it's simply powerful !

Critique de spectacle, Critiques de Spectacles à Lyon

Le Quai de Ouistreham dans une mise en scène de Louise Vignaud d’après Florence Aubenas

Dans le corps explosif de Magali Bonat font irruption de multiples femmes, toutes semblables, universelles, qu’elle fait vivre en quelques postures. Sa voix porte les mots de Florence Aubenas, poétiques, bruts, condensés de formules marquantes. D’un détail, elle fait jaillir une humanité toute entière, au détour d’une phrase ou d’un geste.