Retour sur la pièce Kaddish, la femme chauve en peignoir rouge au Théâtre National Populaire de Villeurbanne jouée en mars 2026, d’après l’œuvre d’Imre Kertész et les improvisations des interprètes, conception et mise en scène Margaux Eskenazi, traduction Charles Zaremba et Natalia Zaremba-Huzsvai, et réflexion autour de l'ouvrage de Kertész l’Holocauste comme culture. C’est dans… Lire la suite Plongée théâtrale dans l’œuvre d’Imre Kertész, prix nobel de littérature, par Margaux Eskenazi : Kaddish, la femme chauve en peignoir rouge
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Les trois sœurs d’après Tchekhov par Simon Stone
Le jeu de la grande troupe réunie par Stone soutient de manière très belle la redoutable machine de guerre qu'il met en place, montrant la petitesse de l'individu et son écrasement dans un monde qui le dépasse ; créant ainsi un comique du drame de son aspect dérisoire.
Illusions d’Ivan Viripaev, mise en scène Olivier Maurin
Ce spectacle est une réflexion douce et sensible autant qu’existentielle : du théâtre nécessaire et sans prétention, qui correspond à l'idéal poursuivi par son auteur, Viripaev : "écrire un théâtre qui fait du bien, qui ne rajoute pas de mal ou de lourdeur à ce monde, au contraire."
Ubu Roi (ou presque…) d’après Alfred Jarry, par Christian Schiaretti
Schiaretti parvient à rendre cette explosion exubérante du texte sur la scène. De ce fait, une énergie naïve se déploie sur scène, celle de l'enfant capricieux et égocentré qu'est Ubu, celle de la soif de pouvoir (et non pas de simple puissance, contrairement au père Ubu), qui dévore la mère Ubu, celle enfin de la troupe qui ressuscite dans le bazar cette pièce polémique...
Œdipe-Roi dans une mise en scène de Gilles Pastor
Par Louise Rulh
Faisceau après faisceau on redécouvre une chose que l'on croyait connaître et que l'on croyait voir : la tragédie d'Œdipe toujours redécouverte et ravivée devant les yeux de publics toujours différents, de Sophocle à Pasolini, jusqu'à Pastor aujourd'hui...
King Kong Théorie d’après Virginie Despentes dans une mise en scène de Vanessa Larré
Par Raphaël Baptiste.
Les comédiennes ne portent pas simplement un texte, mais bien plus un corps incandescent prêt à en découdre, prêt à se battre et à demander des comptes. L'impression d'apaisement du texte par son côté introspectif dénote totalement avec son aspect imprécatif : il aurait fallu un souffle plus cru pour en révéler les débordements sur la scène, qui trop réglée, nous donne un spectacle mesuré qui semble taire, au moins amoindrir, la terreur de l'histoire qu'il offre au spectateur.
