Critique de spectacle, critique de spectacle paris

The Scarlet Letter, une création d’Angélica Liddell

Les corps qui traversent cet univers sont ces mêmes corps écrasés par le poids d'être sans cesse coupables, mais ils ne sont pas pour autant amorphes et ruinés... Sous la direction de leur prêtresse Angelica Liddell, ils accèdent à une sorte de démesure qui est précisément un acte poétique !

Critique de spectacle, critique de spectacle paris

Sœurs (Marina et Audrey) écrit et mis en scène par Pascal Rambert

Le drame apparaît alors peut-être dans cette interrogation, presque absurde mais tellement douloureuse et indépassable : pourquoi ces deux femmes « nées du même vagin » devraient-elles s’entendre malgré tout ? Ou, de la même façon, pourquoi, malgré ce lien charnel ne peuvent-elles pas y parvenir ?

Critique de spectacle, critique de spectacle paris

VOILÀ CE QUE JAMAIS JE NE TE DIRAI de VINCENT MACAIGNE

« C’est la fin du monde ? », demande Kent dans la pièce « Le Roi Lear » de Shakespeare, ou « une image de la fin du monde ? », comme lui répond Edgard ? Comme Shakespeare, Macaigne place la catastrophe au cœur de sa performance. Alors oui, il y a cette débauche d’énergie, cette démesure dans son théâtre en état d’urgence, mais le résultat est bluffant.

Critique de spectacle, critique de spectacle paris

CTLR-X de Pauline Peyrade Mise en scène Cyril Teste / Collectif MxM

La poésie naît de cette scène qui montre tout par les écrans qui multiplient les regards sur le personnage et sur ce qu'il est (ne prétend-on pas que notre ordinateur, c'est-à-dire notre écran peut être un facteur de notre identité) et en même temps, cette scène ne démontre rien, ne dévoile rien, ne met rien à nu.

Critique de spectacle, critique de spectacle paris

Solaris, d’après Stanislas Lem, mis en scène par Rémi Prin (Cie le Tambour des Limbes)

Comme toujours, c'est donc en étant mis face à la diversité, que l'homme enclenche un mécanisme d'introspection et d'auto-réflexion : c'est ce qui fait que les scientifiques réfléchissent à ce qui fonde leur humanité dans la pièce, c'est aussi le mécanisme à la base de la science fiction, et enfin celui à l'origine du théâtre. Ainsi, l'activité humaine semble permettre de réfléchir sur l'humanité, ce qui la fonde et ce qui la menace, et ce sont ces enjeux philosophiques qui forment le cœur et l'essence de ce projet.

Critique de spectacle, critique de spectacle paris

Cross ou la fureur de vivre de Julie Rossello-Rochet dans une mise en scène de Lucie Rébéré

Une invitation à prendre le large ou à se révéler, on ne sort pas indemne d'un tel spectacle qui vient bouleverser nos certitudes et se montrer dans une machinerie psychologique très vive. Loin des poncifs qui entourent ce problème, il y a cette volonté dans l'écriture de faire naître l'indicible et le montrer tout simplement pour que chacun y trouve sa voix pour faire face aux menaces qui nous assaillent comme des mouches...