Alors que Mata Gabin, l'interprète du dealer semble chanter ses répliques, les slamer, en appuyer le rythme naturel et la courbe nécessaire, Charles Berling, lui, intériorise plus une parole qui en paraît d'autant plus sincère et universelle.
Catégorie : Critique de spectacle
Des hommes en devenir, d’après Bruce Machart, dans une mise en scène d’Emmanuel Meirieu
Le spectacle réussit à reconnecter pour un court instant, les êtres humains divers et divisés que nous sommes, réussissant le pari que se donne Meirieu dans la création, "que nous reformions, peut-être, le temps d'un spectacle, et même si c'est incroyablement vaniteux de le dire et de l'espérer, la famille humaine."
La Mission d’Heiner Müller, dans une mise en scène de Mathias Langhoff
Par Louise Rulh Ce refus de la facilité tire ainsi un fil rouge de cette mise en scène dense et intense, dont le spectateur sort en ayant conscience de n'avoir sans doute pas saisi toutes les allusions, toutes les lectures et saisi tous les motifs, mais aussi en ayant compris qu'il vient d'assister à une grande mise en scène d'un grand texte.
Sallinger de Bernard-Marie Koltès dans une mise en scène de Léa Sananes par le collectif Rocking-Chair
Il reste qu'il s'agit là d'une très belle entrée dans l'œuvre de Koltès, avec des passages d'une très belle intensité qui esquissent des errances précieuses qui font la grandeur du théâtre de Koltès et de tous ceux qui travaillent à son rayonnement. Le Collectif Rocking-Chair est en cela un digne ambassadeur.
Le corps utopique, une idée de Nikolaus Holz mise en scène par Christian Lucas
Les histoires de chiens et de leurs maîtres célèbres ponctuent les contes et anecdotes historiques en tout genre livrées par l'un des clowns, dans une logorrhée douce où se perd le fil narratif d'une histoire : les mots ici ne sont pas au centre, mais ils font briller d'une autre lumière le corps qui prend toute sa place, dans un espace utopique où la gravité exerce sa force de vie dans une utopie sans cesse revendiquée...
Les Fourberies de Scapin de Molière dans une mise en scène de Denis Podalydès
La farce déploie alors toute sa puissance, bercée par un sentiment de malaise. Scapin, le personnage marginal, dévoile à lui seul la puissance du théâtre capable de bouleverser l'ordre social. Une pièce drôle, jouissive, noire, à vocation universelle, dans une mise en scène mémorable...
