Par Raf Il s'agit là d'une création réussie pour MayDay parce qu'elle advient hors de nous-même, démesurée dans sa fragilité, et pourtant calme dans la violence qu'elle manifeste et dont elle est le manifeste fébrile !
Étiquette : théâtre des célestins
La Famille Royale dans une adaptation et une mise en scène de Thierry Jolivet et de la Meute-Théâtre
Le spectacle adule la peur et souffre de mythiques hurlements, son stuc a quelque chose de mystérieux, d'énigmatique et en même temps de totalement halluciné. Il en est ainsi parfois des grandes fresques qui pour survivre au temps, inventent des pulsions, libèrent des corps et inondent d'une lumière ravageuse, l'éternelle nuit des salles de spectacles...
Tableau d’une exécution d’Howard Barker dans une mise en scène de Claudia Stavisky, une production du Théâtre des Célestins
, le spectacle déroule une fable aux personnages antagonistes reluisants tous d’une certaine douceur en même temps qu’une inquiétante étrangeté. La voix pénétrante de Didier Sandre devient un fil narratif et une voix-cave tandis que la scène représente un chantier, un atelier. Et c’est précisément quand la scène comme la peinture fictive représentent le désordre de l’humain que la fable peut faire théâtre, menée par des comédiens qui gardent les pieds sur scène et évoluent avec sobriété et passion sur cette grande fresque de l’histoire des idées…
La Grenouille avait raison de James Thierrée par La Compagnie du Hanneton
Le spectacle n’appelle aucune réponse car le mystère est ce qui rend le spectacle passionnant, inquiétant et drôle. Il forme un tableau aux multiples interprétations qui ne révèle jamais ses secrets comme pour mieux égarer et captiver le spectateur.
Andorra d’après Max Frisch dans une adaptation et une mise en scène de Sarkis Tcheumlekdjian par la Compagnie Premier Acte
Ainsi, l'univers scénique s'affiche comme perpétuellement dystopique, présentant des êtres qui deviennent au fil de la pièce des présences obsédantes et inquiétantes, se cachant et irradiant leurs propres ombres. Cette dramaturgie de la non-propension dévie l'incertitude, arrache l'irrévérence artistique et attise une sobriété persistante et fragile...
Vera dans une mise en scène d’Elise Vigier et Marcial Di Fonzo Bo par la Comédie de Caen
Les scènes paraissent exubérantes, aussi bien dans la dimension comique que dans la dimension tragique. Au demeurant, le talent des acteurs et les choix de mise en scène révèlent très vite toute l’ingéniosité de la pièce qui constitue une féroce satire sociale.
