Critique de spectacle, Critiques de Spectacles à Lyon

Sainte dans l’incendie, de Laurent Fréchuret

Une âme pure et parfaite, brute, incarnée dans ce corps incroyable qui se meut devant nous. Telle est le personnage que campe l'incroyable Laurence Vieille, dirigée de toute évidence avec une grande finesse par Laurent Fréchuret.

Critique de spectacle, Critiques de Spectacles à Lyon

Frères Sorcières d’Antoine Volodine mis en scène par Joris Mathieu

La lenteur délibérée du spectacle déstabilise et crée un effet onirique ou cauchemardesque. Le travail sur la matière, sous toutes ses formes, est également un pilier de la mise en scène : glaise, boue, fumée, doré, plastique mou. Le spectacle est gluant, fluide, glissant, insaisissable et il échappe à toute classification.

Critique de spectacle, critique de spectacle paris

CTLR-X de Pauline Peyrade Mise en scène Cyril Teste / Collectif MxM

La poésie naît de cette scène qui montre tout par les écrans qui multiplient les regards sur le personnage et sur ce qu'il est (ne prétend-on pas que notre ordinateur, c'est-à-dire notre écran peut être un facteur de notre identité) et en même temps, cette scène ne démontre rien, ne dévoile rien, ne met rien à nu.

Critique de spectacle, Critiques de Spectacles à Lyon

La fuite ! de Boulgakov par Macha Makeïeff

Une voix prophétique semble s'élever de ce spectacle mystérieux, et tandis qu'on assiste à la difficulté de la misère, du déclassement social brutal, du confinement dans des zones ghettoïsées, du détraquement progressif d'un rêve qui se casse la figure comme une musique dissonante se désaccorde, ne laissant que cendres sur le plateau, on ne peut que constater que l'on a assisté à une situation bien plus universelle, et bien plus répétée que ce simple exemple des années 20 et de la guerre civile russe ; et la folie des personnages prend un tout autre écho dans nos sociétés modernes.

Critique de spectacle, Critiques de Spectacles à Lyon

Les trois sœurs d’après Tchekhov par Simon Stone

Le jeu de la grande troupe réunie par Stone soutient de manière très belle la redoutable machine de guerre qu'il met en place, montrant la petitesse de l'individu et son écrasement dans un monde qui le dépasse ; créant ainsi un comique du drame de son aspect dérisoire.

Critique de spectacle, critique de spectacle paris

Solaris, d’après Stanislas Lem, mis en scène par Rémi Prin (Cie le Tambour des Limbes)

Comme toujours, c'est donc en étant mis face à la diversité, que l'homme enclenche un mécanisme d'introspection et d'auto-réflexion : c'est ce qui fait que les scientifiques réfléchissent à ce qui fonde leur humanité dans la pièce, c'est aussi le mécanisme à la base de la science fiction, et enfin celui à l'origine du théâtre. Ainsi, l'activité humaine semble permettre de réfléchir sur l'humanité, ce qui la fonde et ce qui la menace, et ce sont ces enjeux philosophiques qui forment le cœur et l'essence de ce projet.