Critique de spectacle, Critiques de Spectacles à Lyon

Regard parallèle sur deux spectacles : La petite fille qui disait Non et Z ou la fantasque mais véritable histoire du professeur Zhöpfermonstertanz

Tant dans une pièce que dans l’autre, on trouve donc ce travail sur le conte comme manière de grandir et de se confronter de manière sensible à des thèmes essentiels : le consentement, l’amour maternel et son imperfection parfaite, la question de la mort, de son dépassement, de la recherche d’une perfection qui empêche de voir la beauté des défauts…

Critique de spectacle, Critiques de Spectacles à Lyon

Combat de nègre et de chiens de Bernard-Marie Koltès dans une mise en scène de Laurent Vacher (Cie du Bredin)

Par une curieuse inversion, cette pièce que l'on croyait cathartique s'avère diagnostique. Telle est l'oblique énonciation des désirs que Laurent Vacher puise chez Koltès. Sa mise en scène nous piège finalement moins au jeu des désirs des personnages qu'au jeu des nôtres, si occidentaux : faire de la couleur de peau la cause de l'explosion ne vise-t-il pas inconsciemment à en disculper ceux que nous disons hautement désapprouver ?

Critique de spectacle, Critiques de Spectacles à Lyon, Critiques de spectacles à Lyon

Don Juan revient de la guerre d’Ödön Von Horváth dans une mise en scène de Guy Pierre Couleau

Par Vianney Loriquet Nils Öhlund ne joue certes qu’un rôle comme étant celui du Don Juan qu’on connaît, le bourreau des cœurs « malgré lui ». Mais joue-t-il en réalité un seul Don Juan ? Où n’a-t-il pas le mérite de jouer un seul homme aux facettes multiples, capable des pires exactions comme des élans les plus passionnés ? On a envie de dire oui, et on relève une interprétation de l’homme torturé intérieurement exécutée avec brio par l’enfant de l’ENSATT, entre délire et domination morbide, passion et désenchantement

Critique de spectacle, Critiques de spectacles à Lyon

« Tartuffe, nouvelle ère » par la compagnie des Lumas dans une mise en scène d’Eric Massé

Mais la force de la pièce réside dans sa capacité à mettre en lumière la totale inversion morale qui se produit dans cette famille ordinaire. Le célèbre écrivain britannique Salman Rushdie – qui a sorti récemment "Deux ans, huit mois et vingt-huit nuits"- victimes des foudres du totalitarisme avec une fatwa qui pèse sur sa personne, décrit cette situation ainsi: "les agresseurs se considèrent comme des victimes". Même si Tartuffe est l'original du mal, tout se passe comme s'il fallait s'excuser auprès de lui. La parole critique est interdite car elle est nécessairement coupable, tout du moins aux yeux d'un Orgon aveuglé.

Critique de spectacle

Le Sentiment d’une montagne d’après des textes de Christophe Tarkos, une création de la compagnie La Colonie Bakakaï

Au théâtre de la Renaissance en partenariat avec le théâtre de la Croix-Rousse Nous avons là une forme altière d'art, au croisement des cultures musicales, théâtrales, littéraires, qui semble recentrer le propos sur la prostration de l'individu et son impossible éclaircissement. La musique d'une part, nous raconte une histoire : elle s'élabore autour d'une sorte de… Lire la suite Le Sentiment d’une montagne d’après des textes de Christophe Tarkos, une création de la compagnie La Colonie Bakakaï