Spectacles de danse à Lyon

À vue de Brigitte Seth et Roser Montllò Guberna

Par moments, il semble vain de tenter de dire ce que l'on a sur le cœur, et c'est à cet instant que le geste, la danse prend la parole. Elle arrive comme un agacement, comme un ras-le-bol, comme une folie. Les corps nous disent « J'en ai assez », ou, plus étrange encore « J'en ai assez d'être dans ce corps ». C'est ainsi que la question identitaire apparaît. Car, bien évidemment, ce changement de sexe que se sont assignés les interprètes pose ouvertement une réflexion autour du genre.

Critique de spectacle, Critiques de Spectacles à Lyon

Poings aux Subsistances

Quel message fort, dans un monde qui commence à reprendre la parole sur tellement de sujets liés aux violences des femmes… La mise en scène colle ainsi parfaitement au cœur du texte, à son sens profond, et transmet par les moyens du spectacle un message radical, limpide et politique. Un théâtre de violence, qui sauve.

Spectacles de danse à Lyon

THOMAS LEBRUN / LES ROIS DE LA PISTE

C'est le genre humain qui danse sous nos yeux, et avec humour l'on comprend que, sur une piste de danse, après quelques verres, nous sommes finalement tous les mêmes. 

Critique de spectacle, Critiques de Spectacles à Lyon

Mirages et miracles, une exposition d’Adrien M et Claire B

Alors l'expérience est aussi belle que terrifiante. Mais elle parvient surtout à provoquer le débat, à amener des questions, qu'on aurait tendance à accepter en tant que telles, sur le devant de la scène, à nous pousser à nous interroger sur ces nouveautés et leurs implications. Car si elles ne sont qu'outils, et peuvent donc être utilisées par les hommes pour des activités nobles et humaines, les potentiels excès qui les entourent peuvent aussi inquiéter, tant qu'on ne prend pas conscience de leur nécessaire contrôle. Mais le pari de créer du beau, sous différentes formes, avec l'aide du numérique est remporté ici par le duo d'artiste.

Critique de spectacle, Critiques de Spectacles à Lyon

Le nom sur le bout de la langue de Pascal Quignard, mis en scène par Marie Vialle

Il ne faudrait pas cependant renvoyer ce spectacle à un simple statut de lieu d'expérimentation, puisqu'il constitue avant tout un retour à un âge béni de douceur, de simplicité et de calme, où le théâtre pour une fois s'isole de l'agitation du monde pour revenir à un processus universel d'écoute fondamentale.

Critique de spectacle, Critiques de Spectacles à Lyon, Sens Interdits 2017, Théâtre en Mai 2016

Une longue peine, mise en scène par Didier Ruiz

La mise en scène, par système d'avancées et reculs sur le plateau nu, permet d'entrelacer les récits, de tisser des liens entre des parcours complètement différents et pourtant malheureusement trop semblables. La langue des témoignages a été retravaillée, réécrite, et pourtant on sent de temps à autre revenir la langue brute et sincère, sans filtres, de ceux qui ne sont pas habitués à utiliser les mots comme armes. Et qui pourtant parviennent avec brio à lier le fond et la forme dans un spectacle aussi beau que nécessaire.