Critique de spectacle, Radio l'Echo des Planches

Le Procès d’après Franz Kafka, une création de Krystian Lupa

Le spectacle fiévreux conduit le spectateur de l’autre côté du miroir : une région instable, obscure, empreinte de sexualité et réellement suffocante, dans laquelle le héros apparaît impuissant, dépossédé de son libre-arbitre...

Critique de spectacle, Critiques de Spectacles à Lyon, danse, Nuits de Fourvière

ACOSTA DANZA / CARLOS ACOSTA aux Nuits de Fourvière

Ainsi, cinq pièces nous ont été présentées, toutes très différentes les unes des autres et chorégraphiées par des artistes des quatre coins du monde, nous ouvrant ainsi sur toute une panoplie de gestes et de styles, de prise de l'espace et de rapport à l'objet scénique tantôt ludique, tantôt lyrique. Passant d'un tableau à un autre, les transitions ne sont pourtant pas rudes, car nous sommes rapidement emportés dans la poésie de chaque œuvre qui mêle avec intelligence tous les aspects d'une œuvre complète.

Critique de spectacle, critique de spectacle paris

VOILÀ CE QUE JAMAIS JE NE TE DIRAI de VINCENT MACAIGNE

« C’est la fin du monde ? », demande Kent dans la pièce « Le Roi Lear » de Shakespeare, ou « une image de la fin du monde ? », comme lui répond Edgard ? Comme Shakespeare, Macaigne place la catastrophe au cœur de sa performance. Alors oui, il y a cette débauche d’énergie, cette démesure dans son théâtre en état d’urgence, mais le résultat est bluffant.

Critique de spectacle, danse, Nuits de Fourvière

ACOSTA DANZA / CARLOS ACOSTA Première française prochainement aux Nuits de Fourvière : 2 places à gagner !

deux places sont à pourvoir sur le blog pour la première de ce spectacle qui aura lieu le 7 juin 2018 à 21h30 au Grand Théâtre romain du parc archéologique de Fourvière - Rue de l'Antiquaille Lyon 5ème. Nous vous proposons de participer à cette superbe opération, et pour cela il vous suffit de commenter l'article en indiquant deux noms de rôles que Carlos Acosta a interprété au cours de sa carrière ainsi que les pièces dont ils sont tirés ! L'un des commentaires sera tiré au sort le lundi 4 juin. Vous avez donc jusqu'au dimanche 3 juin minuit pour donner votre réponse, le gagnant sera informé par commentaire.

Critique de spectacle

Une chambre en Inde par Ariane Mnouchkine à la Cartoucherie

Et quand on en arrive au tréfonds du désespoir, qu’on n’arrive pas à savoir quoi traiter, de quoi parler, qu’on est confronté à l’immensité de la tâche absurde de faire du théâtre qui parle du monde, alors arrivent Tchekhov, Shakespeare ou Chaplin, des références du monde occidental, des classiques, des textes de littérature. Dans un théâtre qui se perd, qui ne sait comment englober le monde qu’il cherche à traiter, la littérature panse les maux en donnant les mots.

Critique de spectacle

Saigon dans une mise en scène de Carolina Guiela Nguyen par la compagnie les Hommes approximatifs

Le regard de Louise sur le spectacle vu au théâtre de la Croix-Rousse Lyon

Des pleureuses qui traversent le temps et l’espace

Pour compléter l’analyse de Raf, je parlerais de la douceur et de la tendresse, de la mélancolie et de la nostalgie, de l’abandon et de la trahison, du malheur qui ne vient jamais seul, de la puissance des pleureuses. Car elles ne sont que ça, ces femmes qui, au-delà de leurs différences de cadre culturel, sont femmes et donc veuves, mères, sœurs, filles, laissées pour compte, privées de force et de moyen d’action, mais témoins silencieuses et réconfortantes. Elles témoignent devant nous, devant l’humanité, devant l’humanité rassemblée dans un restaurant, dans un restaurant vietnamien en France ou français au Viet-Nam, elles témoignent de l’importance de la mémoire, de la transmission, du témoignage. Elles emmènent l’univers tout entier dans leurs malheurs, dans leurs récits, et peu importe le cadre spatio-temporel, qui vacille d’une époque à l’autre et vient toujours se raccrocher à une certitude : de tout temps, en tout lieu, vous pourrez toujours trouver un endroit comme celui-ci, ce restaurant hors du temps, de l’espace, des préoccupations extérieures, et vous pourrez toujours vous épancher, dans cet endroit que vous aurez trouvé, afin de laisser vivre, respirer et s’épanouir votre intimité et votre intérieur. Et rester humain.e.s, dignes, droits malgré le poids du passé et la culpabilité.

Avatar de AlchimieduverbeL'Alchimie du verbe

Jusqu’au 14 Juillet au Gymnase du lycée Aubanel

Une magnifique leçon de vie…

J’avais pu voir Le Chagrin en 2016 et déjà ce spectacle était très touchant. En s’immisçant dans une dimension de mémoire historique, la compagnie les Hommes Approximatifs rehausse sa poésie des corps et des larmes en lui conférant une vitalité pleine d’espoir. Car ce que montre la metteuse en scène en partant d’un lieu qui pourrait être commun à Saigon et à Paris à 40 ans d’intervalle (1956-1996), le restaurant qui est figuré sur scène, ce sont des correspondances subtiles, des parfums de rencontres et de traversées qui sont autant d’instants fragiles et incertains. La force de ce spectacle, c’est qu’il succombe aux temporalités et qu’il innerve des histoires intimes en racontant une expérience collective de l’exil, et de la difficulté du retour au pays natal.

saigon Saigon © Christophe Raynaud de Lage

Une voix narrative, celle de…

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