opération coup de cœur des blogueurs

ACOSTA DANZA / CARLOS ACOSTA Première française prochainement aux Nuits de Fourvière : 2 places à gagner !

L’Alchimie du Verbe en partenariat avec les Nuits de Fourvière participe une fois de plus à l’opération Coup de cœur des blogueurs, en retenant cette année un spectacle de grande envergure : la venue de la compagnie cubaine Acosta Danza dans un programme de cinq pièces montées par divers chorégraphes. Fondée et dirigée depuis des années par l’un des meilleurs danseurs de notre époque, Carlos Acosta, la compagnie Acosta Danza sera donc à Lyon les 7 et 8 juin 2018 pour faire découvrir au public toute la virtuosité des danseuses et danseurs qui la composent ainsi que le talent des chorégraphes en question.

Si le public français méconnaît quelque peu ce danseur hors-norme, prenons quelques instants afin de le présenter. C’est en 1990 que Carlos Acosta, alors jeune danseur talentueux de Cuba, remporte la médaille d’or du prix de Lausanne, prestigieux concours de danse en Europe. Il ne cessera par la suite de remporter des prix, et décolla pour une carrière exceptionnelle qui fera de lui l’un des plus grands danseurs de son époque. En effet, il fut pendant près d’une dizaine d’années l’étoile du Royal Ballet de Londres, interprétant brillamment tous les grands rôles qu’on lui assigne. Fort de son physique exceptionnellement athlétique et masculin, Carlos Acosta ne laisse pas indifférent : puissant et souple à la fois, ce danseur nous touche par sa technique mais aussi et surtout par son charisme. On le retrouve à travers le monde auprès de grandes compagnies comme l’Opéra de Paris, l’American Ballet Theatre ou encore le Ballet du Bolchoï. Il sera en outre nommé Commandeur de l’Ordre de l’Empire Britannique en 2014 en honneur à son engagement pour la danse et pour le ballet de Londres.

À la suite de cette longue carrière de danseur-interprète, il fait ses adieux en 2015 au Royal Ballet et repart aux Antilles pour fonder sa propre compagnie : Acosta Danza. Composée d’une vingtaine de danseuses et danseurs, de deux professeures et présidée par l’ancien étoile, la compagnie ne cesse d’accroître son prestige depuis plusieurs années. Elle collabore avec un grands nombres d’artistes comme Justin Peck, Sidi Larbi Cherkaoui ou encore Goyo Montero, et son répertoire se situe entre danse néo-classique et contemporaine. C’est donc avec un grand honneur que la ville de Lyon l’accueille afin de présenter lors des Nuits de Fourvière cinq merveilleuses pièces. D’une durée de deux heures, la soirée nous invite à découvrir chaque artiste en commençant par la chorégraphe cubaine Marianela Boan, peu connue en dehors de l’archipel, pour une traversée lyrique des chutes du Niagara, El Cruce Sobre El Niagara. Le newyorkais Justin Peck prendra ensuite la place tout en douceur avec Belles Lettres, pièce sur pointes évoquant les beaux arts. Twelve de Jorge Crecis fera prendre un tournant moderne et urbain à la représentation avec un jeu scénique tout à fait original : les interprètes évolueront sur scène entourés de liquide pailleté. Enfin, retour à La Havane avec une pièce pour douze danseurs commandée par Carlos Acosta au chorégraphe espagnol Goyo Montero, Imponderable, où la musique prendra une place particulière car inspirée de Silvio Rodrigez, grand guitariste cubain. Et pour compléter en beauté ce tableau très diversifié, nous aurons la grande occasion de voir danser Maria Ortega et Carlos Acosta lui-même dans un duo chorégraphié par Sidi Larbi Cherkaoui intitulé Mermaid, sur la musique d’Erik Satie.

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Acosta Danza © 2018 / Festival Les Nuits de Fourvière

Ce spectacle a particulièrement retenu mon attention, car Carlos Acosta reste l’une des figures les plus importantes de notre époque dans le milieu de la danse, et il est toujours impressionnant de voir sur scène un artiste d’une telle renommée. De plus, sa compagnie offre un vivier de jeunes talents que nous verrons exercer leur virtuosité à travers des œuvres très différentes les unes des autres. La compagnie Acosta Danza est comme une extension du talent du danseur qui a sûrement insuffler à ses danseurs.euses la vigueur dont il a toujours fait preuve. Les chorégraphies sont signés de noms importants qui n’ont que très peu déçu leur public. Le tout forme donc un mélange d’une rare intensité, et fera vibrer l’amphithéâtre surplombant la ville de mille et une saveurs venues des Antilles et des quatre coins du monde…

Eléonore Kolar

Comme annoncé dans le titre, deux places sont à pourvoir sur le blog pour la première de ce spectacle qui aura lieu le 7 juin 2018 à 21h30 au Grand Théâtre romain du parc archéologique de Fourvière – Rue de l’Antiquaille Lyon 5ème. Nous vous proposons de participer à cette superbe opération, et pour cela il vous suffit de commenter l’article en indiquant deux noms de rôles que Carlos Acosta a interprété au cours de sa carrière ainsi que les pièces dont ils sont tirés ! L’un des commentaires sera tiré au sort le lundi 4 juin. Vous avez donc jusqu’au dimanche 3 juin minuit pour donner votre réponse, le gagnant sera informé par commentaire.

L’Espace Furieux de Valère Novarina prochainement aux Nuits de Fourvière : Coup de cœur des blogueurs (2 places à gagner) !

Au Festival des Nuits de Fourvière

Dans le cadre de cette opération coup de cœur des blogueurs, L’Alchimie du Verbe a choisi L’Espace Furieux. Nous vous proposons d’aller à la découverte de ce spectacle dirigé par Aurélien Bory assisté de Taïcyr Fadel avec la 76 ème promotion Jalila Baccar / Fadhel Jaibi de L’ENSATT (École Nationale Supérieure des Arts et Techniques du Théâtre). Le spectacle aura lieu du 26 juin au 7 juillet à 20h au théâtre Laurent Terzieff, lieu de représentation situé au cœur de l’école. Vous pouvez encore vous procurer des places auprès de la billetterie du festival.

Valère Novarina a déjà fait l’objet de nombreux articles sur notre blog. Les productions de l’ENSATT sont également d’un intérêt tout particulier puisque ces travaux dirigés par des metteurs en scène renommés ont lieu chaque année. L’intérêt de leur programmation aux Nuits de Fourvière est de permettre sans doute à un public plus large de les fréquenter. L’école a en effet pour coutume de présenter au public des productions d’élèves dirigés par des professionnels et ce tout au long de l’année ou même d’inviter des anciens à se produire dans ses murs. En mars 2016, j’avais pu découvrir un « atelier-spectacle » dirigé par Julie Berès avec les étudiants de la 75e promotion Ariane Mnouchkine autour d’une adaptation de Yvonne, princesse de Bourgogne de Gombrowicz nommée Quelque chose pourrit dans mon royaume. Le souvenir de cette représentation reste encore impérissable en moi tant l’énergie et l’aura de tous ces jeunes créateurs dans la scénographie, l’éclairage, les costumes, les décors ou le jeu, m’avait impressionné. C’est donc tout naturellement que je recommande vivement ce spectacle parce que je connais l’exigence artistique et en même temps la très grande créativité et inventivité de ses spectacles d’écoles qui sont faits pour mieux permettre aux étudiants leurs insertions professionnelles mais qui sont aussi de brillantes démonstrations de leurs possibles.

Cette année, c’est donc Aurélien Bory, directeur de la compagnie 111 basée à Toulouse qui dirige le spectacle. Il était notamment présent au festival d’Avignon IN l’année dernière avec sa création « Espæce », une adaptation de l’univers de Perec dans un langage entièrement scénique et non parlé. Dès lors, son travail ne repose par essentiellement sur le texte, ses spectacles proposent des incursions vers la danse, la musique et le chant entre autres à tel point que cette création était répertoriée au festival IN sous le champ d’indiscipline. À noter également qu’il reprend cette année dans les Nuits, Plan B avec des étudiants du centre National des Arts du Cirque le samedi 17 et le dimanche 18 juin au Radiant-Bellevue.

Le texte de Valère Novarina quant à lui L’Espace Furieux publié chez P.O.L en 1997, constitue la version théâtrale d’un spectacle, Je suis, créé le 17 septembre 1991 au Théâtre de la Bastille dans une mise en scène de l’auteur. Valère Novarina est un auteur de théâtre parmi les plus grands du théâtre contemporain, un inventeur de génie qui a créé son propre univers théâtral fondé sur un langage où les mots et les pensées, les gestes et les actions se confondent en une immense genèse de notre humanité. Les spectateurs lyonnais auront pu apprécier son travail au TNP en novembre dernier Le Vivier des Noms. Il était également venu à Lyon pour une rencontre organisée par le laboratoire MARGE de l’Université de Lyon 3 dont je vous recommande vivement le podcast car on y retrouve de très beaux échanges de l’auteurs avec les étudiants en lettres qui abordent de nombreuses thématiques de son œuvre. Enfin, il était également présent à la dernière fête du livre de Bron pour parler de son nouveau livre Voie Négative paru en février dernier chez P.O.L et qui contient une version pour la scène du Vivier des noms, Entrée perpétuelle. J’avais pu en évoquer la publication dans un de mes billets alchimiques sur le Journal Radiophonique Amplifié de Trensitor que vous pouvez retrouver sur le site de la Web-radio.

Aussi, comme annoncé dans le titre, deux places sont à gagner sur le blog pour la première du spectacle le lundi 26 Juin au théâtre Laurent Terzieff. C’est donc avec un immense honneur que nous vous proposons de participer pour tenter de les remporter. Pour faire partie de l’heureux élu qui pourrait gagner ces deux places, il vous suffit en commentaire d’indiquer n’importe quel nom d’un des personnages d’une des pièces de Valère Novarina (c’est chose assez aisée car il y en a plusieurs milliers, Le Drame de la vie par exemple en compte pas moins de 2587). Un commentaire sera tiré au sort le vendredi 23 juin. Vous avez donc jusqu’au jeudi 22 juin minuit pour commenter et donner votre réponse en commentaire de cet article. N’oubliez pas de préciser la pièce dans laquelle ce personnage apparaît !