Critique de spectacle, danse

BIOPHONY / SAND par ALONZO KING LINES BALLET

Alonzo King est sans conteste l'un des chorégraphes les plus importants de la côte ouest. Il nous arrive donc des États-Unis avec sa troupe époustouflante de technique pour deux créations parfaitement maîtrisées et très caractéristiques de son travail, toujours en collaboration étroite avec des artistes performants.

danse, Moi de la Danse 2017 aux Subsistances

Short Stories de Carolyn Carlson

Par Eléonore Kolar Le site des Subsistances de Lyon a eu la chance d'accueillir lundi 30 janvier une chorégraphe hors du commun qui parcourt les scènes du monde depuis presque 50 ans, transportant avec elle tout un univers d'un onirisme et d'une beauté rares. Carolyn Carlson, accompagnée de deux de ses danseuses, Chinatsu Kosakatani et Sara Orselli, ont interprété trois solos qui, tous trois épris des traits de la danse de l'immense chorégraphe, révèlent pourtant la singularité et la profonde personnalité de chacune des danseuses. Ces trois brefs instants, d'une telle densité poétique, ont pu faire entrevoir au spectateur une ouverture vers l'éternité, espace dans lequel Carolyn Carlson continuera encore de danser après son règne...

danse, Moi de la Danse 2017 aux Subsistances

SARAB (MIRAGE) / FOUAD NAFILI

L'agitation à laquelle on vient d'assister va laisser place à un long moment où il ne se passe presque rien. Tout est suspendu. Viennent seulement à nous sa respiration haletante retransmise via un micro qu'il doit porter sur lui. Après un long moment de calme, la folie refait surface et la danseur va même jusqu'à se frapper, se jeter au sol, s'enrouler dans un film plastique. Que cherche-t-il à montrer ? Qu'il ne se supporte plus ou plutôt qu'il désire ardemment faire sortir son véritable Moi ?

Critique de spectacle, Critiques de Spectacles à Lyon, danse, Moi de la Danse 2017 aux Subsistances

(SWEET) (BITTER) / THOMAS HAUERT

Tout se tient dans cette pièce, mais l'ensemble donne malgré cela quelque chose de peu original et finalement d'assez décevant. Il est difficile de suivre le danseur dans ses improvisations introspectives, les musiques sont « zappées ». Certes l'effet est voulu, mais cela nous laisse un peu de côté. Donner à voir une recherche au spectateur n'est pas profondément intéressant dans le milieu du spectacle vivant, car l'univers de l'artiste nous est au bout du compte assez hermétique...

17 ème Biennale de la Danse Lyon, danse

Nicht Schlafen, un spectacle d’Alain Platel par Les Ballets C de la B

Ainsi Alain Platel revient plein d'audace en ce début de saison pour la 17e Biennale de la danse de Lyon avec une pièce explosive, débordante d'énergie et de férocité. Le spectateur ressort ébranlé et troublé par la vérité du discours sous-jacent qui montre paradoxalement la misère de l'homme et en même temps sa grandeur. Le tout ancré dans un art qui dépasse les frontières du langage chorégraphique pur, le corps des interprètes aspire notre souffle, et nous restons suspendus, là à regarder la folie humaine se jouer sous nos yeux, à nos risques et périls.

17 ème Biennale de la Danse Lyon, danse

Chotto Desh, un spectacle d’Akram Khan par la Akram Khan Company

Chotto Desh, ce « petit pays » en bengali, nous transporte loin de notre culture, loin dans nos souvenirs ; il émerveille petits et grands par la singularité de sa mise en scène qui mélange tous les genres ; il fait rire, il fait pleurer ; et le danseur qui habite la scène durant une heure, jouant avec tous ces objets à la manière d'un enfant nous tire avec beauté de notre quotidienneté l'espace d'un instant, juste le temps de rêver.