Critique de spectacle, critique de spectacle paris

Solaris, d’après Stanislas Lem, mis en scène par Rémi Prin (Cie le Tambour des Limbes)

Comme toujours, c'est donc en étant mis face à la diversité, que l'homme enclenche un mécanisme d'introspection et d'auto-réflexion : c'est ce qui fait que les scientifiques réfléchissent à ce qui fonde leur humanité dans la pièce, c'est aussi le mécanisme à la base de la science fiction, et enfin celui à l'origine du théâtre. Ainsi, l'activité humaine semble permettre de réfléchir sur l'humanité, ce qui la fonde et ce qui la menace, et ce sont ces enjeux philosophiques qui forment le cœur et l'essence de ce projet.

Critique de spectacle, Critiques de Spectacles à Lyon

Triiio, par Alain Reynaud, Alain Simon, Heinzi Lorenzen et Gabriel Chamé Buendia

Le burlesque et le grotesque qui déclenchent le rire cachent, comme souvent, une angoisse profonde de l'existence et un art du raté, qui fait rire le public seulement parce qu'il est ressenti comme sans conséquence et parce qu'il arrive à un autre. Cette ambiguïté du rire vient donner une profondeur à ce spectacle qui parle donc différemment mais avec le même plaisir à des public divers et de tous âges.

Critique de livre

Poings de Pauline Peyrade (Les Solitaires Intempestifs, édité en novembre 2017) Regard sur le livre

Les personnages de Pauline Peyrade sont toujours en décalage dans leurs perceptions du réel. Enfermés dans leurs pensées, ils sont les gisants d'un monde en devenir, en eux se concentrent tous les malaises, en eux s'animent de secrètes ardeurs faites de haines et d'abandons, en eux se révèlent une expérience traumatisante du monde, faite de cris silencieux et d'émotions percluses.

Critique de spectacle, danse

BIOPHONY / SAND par ALONZO KING LINES BALLET

Alonzo King est sans conteste l'un des chorégraphes les plus importants de la côte ouest. Il nous arrive donc des États-Unis avec sa troupe époustouflante de technique pour deux créations parfaitement maîtrisées et très caractéristiques de son travail, toujours en collaboration étroite avec des artistes performants.

Critique de spectacle, Critiques de Spectacles à Lyon

Combat de nègre et de chiens de Bernard-Marie Koltès dans une mise en scène de Laurent Vacher (Cie du Bredin)

Par une curieuse inversion, cette pièce que l'on croyait cathartique s'avère diagnostique. Telle est l'oblique énonciation des désirs que Laurent Vacher puise chez Koltès. Sa mise en scène nous piège finalement moins au jeu des désirs des personnages qu'au jeu des nôtres, si occidentaux : faire de la couleur de peau la cause de l'explosion ne vise-t-il pas inconsciemment à en disculper ceux que nous disons hautement désapprouver ?

Critiques de Spectacles à Lyon

Al Atlal, chant pour ma mère, par Norah Krief

Norah Krief entre sur scène. Elle se met à chanter, elle rajeunit alors de 10 ans. Elle se place ensuite, humblement, en spectatrice de ses musiciens. Elle rajeunit alors encore. A la fin du spectacle, au bout de cette heure de doux voyage, le miracle est accompli, et Norah Krief n'a plus que 10 ans, ou peut-être 1000. Et quand Norah Krief sort de scène, elle ne quitte jamais nos esprits ni nos cœurs.