Le metteur en scène et sa troupe nous livre une adaptation mesurée de l’œuvre de Gogol aux traits burlesques accentués et évacuée de tout fondement politique. La mise en scène et la direction d'acteurs possèdent cet excès achevé, quelque chose d'insolite et de salvateur, tout se crée en décalage, et ce décalage nous fait percevoir des horizons inconnus et parfois inaccessibles...
Étiquette : alchimie du verbe
Rumeur et Petits Jours par le Raoul Collectif
Le Raoul Collectif nous emporte ainsi dans les coulisses et dans les couloirs d’une dernière émission de radio, dégageant toutes les possibles échéances et déchéances humaines que cela implique. Le spectacle offre un voyage tout en douceur dans l’absurde, dans une réflexion constamment en décalage, fondée sur des préjugés et de fausses sensations de bien-pensance…
Le Bel Indifférent de Jean Cocteau dans une mise en scène d’Aliou Cissé par la compagnie Tropiques Atrium (Martinique)
Aliou Cissé nous livre ici un objet théâtral singulier, inspiré d'une atmosphère rugueuse et peu propice à l'amour et pourtant on sent le corps de la femme traversé par mille sensations, peut-être aussi parce que Astrid Mercier (qui prend dèja en charge le personnage de L'Orchidée Violée les jours impairs) est incontestablement une grande comédienne !
L’Orchidée Violée de Bernard G. Lagier dans une mise en scène de Hassane Kassi Kouyaté
L'Orchidée Violée constitue une sorte d'anfractuosité, ainsi que le texte le met en abyme, sur laquelle naît tout un monde de poésie et d'amour. Il s'agit d'une belle œuvre singulière qui ouvre un théâtre unique et magnifique pour qui veut aborder d'autres thèmes dramaturgiques et de la vraie poésie sur scène.
Le Radeau de la Méduse de Georg Kaiser dans une mise en scène de Thomas Jolly avec le Groupe 42 de l’école du TNS
Thomas Jolly donne aux comédiens quelque chose d'une lucidité et d'une clarté qui traversent toutes ses mises en scène, une recherche profonde du sens de chaque mot et du fonctionnement intrinsèque du collectif en un seul cœur tambourinant. Il fixe visiblement un horizon dramaturgique propre à l'angoisse feutrée et au souffle épique de ses travaux, en empêchant la grandiloquence de l'emporter sur la fragilité de l'émotion et la force du devenir théâtral dans le corps du spectateur.
Prométhée Enchaîné d’Eschyle dans une traduction et une mise en scène d’Olivier Py
Olivier Py semble avoir retrouvé quelque chose d'un pneuma essentiel. Il s'approche d'une langue fluide et intense, en même temps que très resserrée. L'immédiateté, l'urgence de la parole, la nécessité de libérer la parole proscrite est rendue par des mots puissants et orageux.
