Critique de spectacle, Festival d'Avignon IN 2017

La fille de Mars d’après Penthésilée de Kleist dans une mise en scène de Jean-François Matignon

Dès lors, La tragédie qui se déchaîne dans cette pièce se révèle alors à nous dans tous ses excès et nous apprend sans cesse que l'amour s'il est dépossédé d’orgueil est possible ou qu'alors il est voué au plus noirs desseins...

Critique de spectacle, Festival d'Avignon IN 2017

Grensgeval (Borderline), un spectacle de Guy Cassiers et de Maud Le Pladec

Grensgeval (Borderline) nous inonde par son flot incessant de noirceur et nous apprend à contempler notre misère, sans aucun pathos, simplement dans la dureté qui devrait être la nôtre face à ce sujet, car il faut apprendre à aimer jusqu'à ces beautés in-apaisantes et intranquilles pour pouvoir les combattre, sans cri et sans colère, la tête froide et amoureuse...

Critique de spectacle, Festival d'Avignon IN 2017

Ibsen Huis la maison d’Ibsen dans une mise en scène de Simon Stone

Simon Stone enfin préfère à l'hystérie des défaites et des forfaitures, le silence peu à peu conquérant et impérissable de l'impossible existence d’idéaux en ce monde...

Critique de spectacle, Festival d'Avignon IN 2017

Sopro écrit et mis en scène par Tiago Rodrigues

Comme cette souffleuse habitée par des textes magnifiques, le spectateur entre en contemplation car il est lui aussi pénétré par de tels textes, et c'est son cœur qui lui souffle les textes. En écoutant ce spectacle, on devient tous un peu souffleur, souffleur de notre amour sans limites du théâtre.

Critique de spectacle, Festival d'Avignon IN 2017

Die Kabale der Scheinheiligen. Das Leben des Herrn de Molière dans une mise en scène Frank Castorf.

Ce spectacle s'il n'est testament, témoigne d'une branlante beauté, toujours fascinante et quelquefois ennuyeuse, interrogeant inlassablement les possibles du théâtre et ses frontières morales qui n'ont jamais existé et n'existeront jamais, tant que les artistes ne seront pas des instruments idéologiques au service du pouvoir, mais bien des créateurs insensés. C'est la grande force du festival d'Avignon et c'est ce souffle si particulier que Castorf met en abyme dans son spectacle fulgurant et inquiet...

Critique de spectacle, Festival d'Avignon IN 2017

« Antigone » by Sophocles directed by Japanese director Satoshi Miyagi

Hope is what is left at the end, when everyone is equal before death, even if the balance of the world is disrupted on earth and values fall apart. This explains this quiet atmosphere during the play, giving it its rare magic, while exalting its message of love. This is why Satoshi Miyagi declares that it is not a “tragic and sad play, but a celebration to appease minds”.