Loin d’être un cri de désespoir, le rire devient un éclat de vérité, un rire subversif et hérétique au regard du discours de la doxa porté par la figure du « PAP'40 de l’Église de la Très Sainte Consommation », ouvrant par-là la possibilité d’un renversement de l'ordre social et politique injuste.
Catégorie : Critique de spectacle
Sopro écrit et mis en scène par Tiago Rodrigues
Comme cette souffleuse habitée par des textes magnifiques, le spectateur entre en contemplation car il est lui aussi pénétré par de tels textes, et c'est son cœur qui lui souffle les textes. En écoutant ce spectacle, on devient tous un peu souffleur, souffleur de notre amour sans limites du théâtre.
Noce de Jean-Luc Lagarce dans une mise en scène de Pierre Notte
Pierre Notte a choisi de faire exploser les énergies en procédant à une virevoltante excitation qui pèse bientôt sur le drame au point de le rendre angoissant.
La Mulâtresse Solitude d’après le roman d’André Schwarz-Bart adapté et mis en scène par Fanny Carenco
Les mots ne sont pas fragiles quand ils racontent avec autant de justesse ce que fut la souffrance de plusieurs générations qui vécurent dans les fers, déportés et battus et quand des comédiens portent encore cette parole dans une belle et gravide contemplation, on a l'impression que cette souffrance coule toujours dans nos veines, à jamais sans doute.
Une autre histoire ou le malentendu de et mis en scène par Julius-Amédée Laou
Les mots ne sont pas fragiles quand ils racontent avec autant de justesse ce que fut la souffrance de plusieurs générations qui vécurent dans les fers, déportés et battus et quand des comédiens portent encore cette parole dans une belle et gravide contemplation, on a l'impression que cette souffrance coule toujours dans nos veines, à jamais sans doute.
Die Kabale der Scheinheiligen. Das Leben des Herrn de Molière dans une mise en scène Frank Castorf.
Ce spectacle s'il n'est testament, témoigne d'une branlante beauté, toujours fascinante et quelquefois ennuyeuse, interrogeant inlassablement les possibles du théâtre et ses frontières morales qui n'ont jamais existé et n'existeront jamais, tant que les artistes ne seront pas des instruments idéologiques au service du pouvoir, mais bien des créateurs insensés. C'est la grande force du festival d'Avignon et c'est ce souffle si particulier que Castorf met en abyme dans son spectacle fulgurant et inquiet...
