Le spectacle traite de la manière de gérer un drame, personnellement mais aussi en tant que groupe : il montre comment les vies des proches de la victime seront modifiées de manière irrémédiable
Catégorie : Critique de spectacle
Violence et douceur pour exprimer des sujets sociétaux complexes…
Le transfert émotionnel qui s'effectue entre le public et les artistes permet d'aborder des sujets difficiles dans une pièce de manière souvent trés efficace. C'est le cas pour ces deux spectacles, Stegosaurus qui traite des déséquilibres alimentaires et The Room at the top of the house, qui traite quant à lui de l'autisme.
Staging Wittgenstein by Blair Simmons and Nathan Sawaya Productions (NY / California, USA)
La découverte de l'autre et de soi-même passe donc par l'exploration d'un nouveau matériau, de gigantesques ballons en latex dans lesquels se glissent les acteurs lorsqu'ils sont gonflés...
Rhinoceros by Murat Daltaban & Zinnie Harris
Le point fort de cette mise en scène est de ne pas tenter d'actualiser cette pièce éternelle mais de comprendre qu'elle se suffit à elle-même toute seule. Deux éléments seulement, l'affiche et l'utilisation de la musique orientalisante, attirent l'attention du spectateur sur la contemporanéité de la situation, mais le propos reste aussi vif qu'à l'époque.
Medea on Media by the Seongbukdong Beedoolkee (Korea)
La violence initiale du mythe imprègne cette mise en scène, chacun (y compris le public) devenant le bourreau et la victime de quelqu'un d'autre, d'où la subtile critique de ce schéma de pensée non pas directement visé dans un discours moralisateur mais plutôt exposé au grand jour pour traquer les vices de notre mode de fonctionnement...
Deux célébrations de la complexité du fonctionnement humain…
Les deux spectacles finissent sur une explosion, mais alors que l'une est circonscrite à l'intériorité du clown et définitive, l'autre laisse des ruines de relations sur lesquelles peut-être, d'autres liens pourront être réinventés.
