Critique de spectacle, Festival d'Avignon OFF, Festival d'Avignon OFF 2019

On est sauvages comme on peut par le Collectif Greta Koetz

Et moi, ma sauvagerie, elle s’exprimerait comment si je la laissais libre de s’exprimer absolument pleinement ? Si j’allais au bout de ce chemin ? Nous aurions des surprises sans doute. Expérience incroyable donc que la traversée de ce spectacle si intelligent, si drôle, et si bien mené et joué. Exaltant, fin, profond aussi et très intense. Alors que vive la sauvagerie : après tout... On est sauvages comme on peut...

Critique de spectacle, Festival d'Avignon OFF, Festival d'Avignon OFF 2018

Road movie en HLM mis en scène par Cécile Dumoutier

Ainsi dans cette proposition qui lie des thèmes de société et à des sujets très politiques, la puissance du texte liée à celle de la musique permet de construire une performance riche et sensible dans une grande simplicité. Et de voir une épopée douloureuse s’achever dans la certitude que ce petit Loup est bien accompagné et bien entouré dans ce monde piquant qui peut se charger de tant de douceur.

Critique de spectacle, Cultures d'Outre-Mer, Festival d'Avignon IN, Festival d'Avignon OFF

Épilogue de l’Alchimie du Verbe pour l’édition 2016 du Festival d’Avignon

Cette année encore, nous avons été présent sur Avignon tout au long du festival et nous vous remercions tous pour votre attention portée à notre travail de critique dramatique. Ainsi, nous avons pu assister cette année à pas moins d'une quarantaine de spectacle. Nous avons publié 36 critiques de spectacles. Raphaël a pu réalisé dans… Lire la suite Épilogue de l’Alchimie du Verbe pour l’édition 2016 du Festival d’Avignon

Critique de spectacle, Festival d'Avignon OFF

Bérénice d’après l’oeuvre de Jean Racine dans une mise en scène de Maxim Prévot par la Compagnie les Rivages

Les acteurs ici sont la parole racinienne. Chaque mot résonne dans le corps du comédien et chaque phrase est une posture, un monde révélé en soi par le talent des comédiens.

Critique de spectacle, Festival d'Avignon OFF

Une vitalité désespérée d’après les œuvres de Pier Paolo Pasolini dans un montage et une mise en scène de Christophe Perton par la compagnie Scènes&Cités

Il s'agit juste d'une superpositions d'histoires, il n'y a aucune trame définitoire qui pourrait donner un sens à l'oeuvre de Pasolini. Entendre sa parole ne suffit pas en soi, il faut un texte dramaturgique qui puisse en préciser les contours, en dresser les résonances et en apporter un sens, mais non pas un sens politique ou philosophique, mais un sens poétique.

Critique de spectacle, Festival d'Avignon OFF

Épître aux Jeunes Acteurs pour que soit rendue la parole à la parole d’Olivier Py (Qu’advient-il de la parole) dans une mise en scène de Thomas Pouget par la compagnie de la Joie Errante

Comment passe-t-on d'une parole violente et désaffectée par l'éros à une parole pétrie dans l'agapé et l'universelle conscience de ce que les mots prennent sens dans le collectif ? Et que ce collectif contient tous les acteurs, comme les seuls chantres possibles de la modernité, non pas celle qui dit qu'elle est résolument moderne, mais celle qui affirme que par delà toute forme de poésie et d'art qu'elle continue de porter la parole, de rasséréner les souffrances primitives et présentes pour fonder un nouvel ordre universel qu'Olivier Py nomme catholicité. Il reste que l'univers dans lequel la tragédienne se complaît et qui fait du spectateur un comparse aveugle reste un univers assez drôle, qui se joue du scandale et qui parle vrai, quitte à se moquer d'elle-même...