Critique de spectacle, Festival d'Avignon IN 2017

Sopro écrit et mis en scène par Tiago Rodrigues

Comme cette souffleuse habitée par des textes magnifiques, le spectateur entre en contemplation car il est lui aussi pénétré par de tels textes, et c'est son cœur qui lui souffle les textes. En écoutant ce spectacle, on devient tous un peu souffleur, souffleur de notre amour sans limites du théâtre.

Critique de spectacle, Festival d'Avignon OFF 2017

Noce de Jean-Luc Lagarce dans une mise en scène de Pierre Notte

Pierre Notte a choisi de faire exploser les énergies en procédant à une virevoltante excitation qui pèse bientôt sur le drame au point de le rendre angoissant.

Critique de spectacle, Cultures d'Outre-Mer, Festival d'Avignon OFF 2017

La Mulâtresse Solitude d’après le roman d’André Schwarz-Bart adapté et mis en scène par Fanny Carenco

Les mots ne sont pas fragiles quand ils racontent avec autant de justesse ce que fut la souffrance de plusieurs générations qui vécurent dans les fers, déportés et battus et quand des comédiens portent encore cette parole dans une belle et gravide contemplation, on a l'impression que cette souffrance coule toujours dans nos veines, à jamais sans doute.

Critique de spectacle, Cultures d'Outre-Mer, Festival d'Avignon OFF 2017

Une autre histoire ou le malentendu de et mis en scène par Julius-Amédée Laou

Les mots ne sont pas fragiles quand ils racontent avec autant de justesse ce que fut la souffrance de plusieurs générations qui vécurent dans les fers, déportés et battus et quand des comédiens portent encore cette parole dans une belle et gravide contemplation, on a l'impression que cette souffrance coule toujours dans nos veines, à jamais sans doute.

Critique de spectacle, Festival d'Avignon IN 2017

Die Kabale der Scheinheiligen. Das Leben des Herrn de Molière dans une mise en scène Frank Castorf.

Ce spectacle s'il n'est testament, témoigne d'une branlante beauté, toujours fascinante et quelquefois ennuyeuse, interrogeant inlassablement les possibles du théâtre et ses frontières morales qui n'ont jamais existé et n'existeront jamais, tant que les artistes ne seront pas des instruments idéologiques au service du pouvoir, mais bien des créateurs insensés. C'est la grande force du festival d'Avignon et c'est ce souffle si particulier que Castorf met en abyme dans son spectacle fulgurant et inquiet...

Critique de spectacle, Festival d'Avignon IN 2017

« Antigone » by Sophocles directed by Japanese director Satoshi Miyagi

Hope is what is left at the end, when everyone is equal before death, even if the balance of the world is disrupted on earth and values fall apart. This explains this quiet atmosphere during the play, giving it its rare magic, while exalting its message of love. This is why Satoshi Miyagi declares that it is not a “tragic and sad play, but a celebration to appease minds”.